Liban: le Parlement adopte une loi d'amnistie générale, 80 militants islamistes pourraient être libérés

Publié le 12/08/2026 | Ajouter un commentaire

Le parlement libanais a approuvé mercredi 12 août 2026 une loi d’amnistie après plusieurs années de débats politiques tendus qui ont parfois tourné à la querelle confessionnelle. Le texte devrait concerner des dizaines de détenus, dont des militants islamistes libanais et syriens accusés de terrorisme. En dépit de l’approbation de la loi, les divisions persistent : la séance de vote a été boycottée par les députés chrétiens du Courant patriotique libre et par ceux du Hezbollah.

La loi d’amnistie votée ce mercredi 12 août par le parlement libanais était exigée par des personnalités politiques sunnites libanaises et par les nouvelles autorités syriennes, qui réclamaient la libération de dizaines de militants islamistes accusés de terrorisme. Parmi les détenus libanais et syriens figurent des membres du Front al-Nosra, l’ancien nom de l’organisation que dirigeait l’actuel président syrien Ahmed al-Charaa.

Cependant, un large éventail de la classe politique libanaise, notamment des personnalités chrétiennes et l’armée libanaise, s'opposait à cette loi : ils refusaient que l’amnistie englobe le cheikh islamiste radical Ahmad al-Assir, et des militants condamnés pour le meurtre de soldats libanais.

Après des mois de débats enflammés, une nouvelle mouture du projet de loi a permis de rassembler une majorité sans toutefois faire l’unanimité.

Jusqu'à 80 détenus islamistes pourraient être libérés

Selon le texte voté ce mercredi, près de 80 islamistes sur les 150 détenus dans les prisons libanaises pourraient être libérés. En revanche, Ahmad al-Assir et ceux qui ont du sang sur les mains ne bénéficient pas d'une libération immédiate. La loi prévoit une amnistie pour certaines catégories d'infractions, une réduction exceptionnelle de certaines peines et des mécanismes destinés à mettre fin aux détentions provisoires excessivement longues.

Au Liban, des suspects pouvaient rester des années en prison avant d’être jugés. Il est à noter que les affaires jugées devant la Cour de justice, une juridiction exceptionnelle sans appel qui est notamment saisie de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, ne sont pas concernées par la loi d’amnistie.


Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Commentaires

Sur le même sujet

Gambie : Sanna Manjang, ex-chef des "Junglers" de Jammeh, jugé pour désertion

Les propos sur l'Otan du Premier ministre slovaque provoquent l'inquiétude du président tchèque

Suède: le centre gauche remporte de justesse les élections législatives, annonce l'autorité électorale

Cap-Vert : le président José Maria Neves candidat à sa propre succession

Turquie: l'Union européenne se dit «préoccupée» par les arrestations de militants LGBT+

Offcanvas

Abonnez-vous à la newsletter

Restez informé en recevant directement dans votre boite mail les derniers articles publiés sur le site

Indiquez votre adresse mail pour recevoir notre newsletter et être tenu informé de nos actualités.