Côte d’Ivoire: après la remise en liberté d’un ex-ministre de Laurent Gbagbo, son parti en exige d’autres

Publié le 08/07/2026 | Ajouter un commentaire

Lida Kouassi, cadre au sein du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), la formation de l’ex-président Laurent Gbagbo, et le cyber-activiste Ibrahim Zigui réputé proche de l’opposition ont retrouvé la liberté. Tous deux avaient été arrêtés avant la présidentielle d’octobre 2025 et étaient détenus au pôle pénitentiaire d’Abidjan. Lida Kouassi était notamment poursuivi pour « acte de terrorisme ». Ibrahim Zigui, lui, avait été condamné en mai dernier à cinq ans de prison ferme pour « trouble à l’ordre public ». Mais selon le PPA-CI, plusieurs de ses cadres et militants restent encore derrière les barreaux.

La sortie de prison de l’ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, Lida Kouassi, et du cyber-activiste Ibrahim Zigui est accueillie avec soulagement par leurs proches, ainsi que par les responsables du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI). Mais, selon Maître Sylvain Tapie, l’un des avocats du PPA-CI, à ce jour, plus d’un millier de personnes sont toujours détenues à la suite des manifestations organisées en marge de la présidentielle d’octobre 2025.

« L’objectif est de museler l’opposition »

« Sur le premier groupe poursuivi pour des faits de trouble à l’ordre publique, 213 avaient été reconnus non-coupables, 399 condamnés à 36 mois de prison ferme. Et sur tout le deuxième groupe poursuivi pour des faits d’actes de terrorisme, personne n’a encore été jugé », affirme Maître Sylvain Tapie.

Le parti dirigé par l’ex-président Laurent Gbagbo estime que ces personnes sont détenues « pour des raisons politiques » et réclame leur libération, dénonçant une instrumentalisation de la justice.

Maître Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, accuse : « L’objectif est de museler l’opposition, d’effrayer aussi nos concitoyens et de leur montrer que l’opposition aboutira de toute manière à la détention. Donc nous sommes tout sauf dans un État de droit. Vous avez des tas de pays dans lesquels les gens manifestent et où on ne les jette pas en prison ».

« Il ont commis des délits et se sont retrouvées en prison pour cela »

Reste que ces accusations sont balayées par le gouvernement. « Ce sont des personnes qui ont commis des délits et qui se sont retrouvées en prison pour cela », avait insisté Amadou Coulibaly, le ministre porte-parole du gouvernement, au cours d’un point presse, il y a quelques mois.


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