Pétrole: une multinationale énergétique autorisée à mener des explorations au large des côtes sénégalaise
Publié le 17/09/2026 | Ajouter un commentaire
Le Sénégal veut augmenter ses capacités d’exploration pétrolière. Dans un communiqué non daté, le ministère sénégalais de l’Énergie et du pétrole a annoncé avoir signé un protocole d’accord avec la multinationale ENI, qui aura la charge d’évaluer le potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshores, situés dans la zone du Sine Saloum.

Pour une durée initiale de trois ans, l’entreprise ENI étudiera à ses frais les composantes géologiques et géophysiques des cinq blocs situés non loin de l’exploitation actuelle de Sangomar. L’analyse des données sismiques 2D et 3D devrait permettre d’évaluer le potentiel des zones concernées, précise un communiqué du ministère de l’Énergie et du pétrole.
En clair, s’il ne s’agit pas d’un permis d’exploitation, la compagnie italienne devra statuer si du gaz ou du pétrole exploitables se trouvent au large des côtes dakaroises. Pour le Sénégal c’est une façon de se décharger des frais d’exploration très lourds en offshore, explique le Dr. Babacar Kebe, chercheur à l’Institut national du pétrole et du gaz du Sénégal, tout en montrant sa volonté d’étendre l’exploration pétrolière.
Le Sénégal exploite déjà le champ Sangomar dans cette zone, qui a livré 36,2 millions de barils en 2025, d’après les données officielles. « Notre ambition est d’attirer des partenaires de premier plan, tout en renforçant PETROSEN, afin que notre société nationale occupe une place toujours plus importante dans la maîtrise et le développement de nos ressources pétrolières et gazières », rapporte encore le communiqué, citant le ministre de l'Énergie et du pétrole.
Il y a moins d’une semaine, le ministre de l’Énergie et du pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, avait annoncé la mise sur le marché de 109 des 113 blocs pétroliers et gaziers du Sénégal, ouverts à la prospection pour les investisseurs.