Edition Spéciale sur la Guinée Equatoriale



MM. DIA
MM. DIA
Edito: Une fierté pour l’Afrique

Tous les Africains doivent se réjouir de la décision du Président OBIANG-NGUEMA MBASOGO de parrainer le Prix International UNESCO-OBIANG NGUEMA MBASOGO pour la recherche en sciences de la vie. Parce qu’il s’agit d’un geste à la fois symbolique et très fort qui honore tout l’Afrique.
Notre continent, en effet, a toutes les raisons de contribuer, à chaque fois qu’il le peut, au développement de la science. Puisque son émancipation, sur tous les plans, en dépend.
L’universalité de la science convoque tous les peuples à participer à son essor lequel passe nécessairement par la recherche fondamentale, celle qui permet de découvrir la « vérité scientifique » et qui ouvre les portes à d’éventuelles applications technologiques, médicales ou autres.
Il faut donc magnifier toute action qui permet aux savants de travailler sérieusement pour espérer trouver.
Car le temps de la recherche n’est pas celui d’une course de vitesse. Il exige rigueur, disponibilité et patience, toutes choses aux antipodes de l’activisme creux. Financer la recherche fondamentale c’est assurément faire le pari de l’avenir de l’homme dans le cas des sciences de la vie.
Ce n’est donc pas viser un gain politique immédiat. D’où la générosité lucide du président OBIANG qui mérite d’être mise en exergue.
On le voit donc, les détracteurs l’ont tout faux. Du reste leur réaction tardive après 3 ans est un aveu. Ils sont gênés aux entournures car ni le Prix ni son objet ne sont attaquables.
Alors ils font haro sur le parrain accusé de tous les maux.
Mais nul n’est dupe car c’est bien l’échec cuisant enregistré auprès des tribunaux français qui les a poussés à revenir à la charge. En comptant sur la faiblesse de la nouvelle directrice générale de l’UNESCO. Celle-ci doit savoir cependant que l’UNESCO est régie par une Charte et des règlements.
L’attribution du Prix ne peut plus souffrir de délai ; n’en déplaisent aux racistes tapis dans l’ombre des ONG.
Le Président OBIANG à un bilan élogieux et son pays a fait des progrès d’une ampleur unique sur le continent africain.
La Guinée Equatoriale est un pays en marche où des infrastructures gigantesques sont réalisées, où l’immobilier est dans un boom impressionnant, et où des sommes colossales sont investies dans l’Education, la Santé, le social en général et aussi la recherche fondamentale. Les choix du Président OBIANG sont assurément pertinents et sont en train de propulser son pays sur la voie de l’émergence économique.
D’ores et déjà, son leadership sous-régional s’est consolidé et son action sur le plan continental appréciée.
Tout en cultivant une discrétion remarquable, le leader équato-guinéen utilise à bon escient la manne financière dont son peuple bénéficie.
On peut citer, entre autres, l’aide apportée à la fondation du Président Mandela et la contribution au Prix International UNESCO-OBIANG NGUEMA MBASOGO pour la recherche en sciences de la vie.
Deux actions majeures qui font la fierté de tous les Africains et de tous les hommes épris de paix, de justice et de bien être pour la communauté humaine.
Il urge donc de se mobiliser pour défendre l’honneur de l’Afrique.
Rien de moins ! Car si on laisse les racistes arriver à leurs fins, rien ne sera plus possible pour une contribution significative et décomplexée des Africains. Ces derniers avaient apporté de l’aide aux Haïtiens victimes d’un séisme. Ils avaient bien fait car nul n’a le monopole des bonnes actions et l’humanitaire n’est la propriété exclusive de qui que ce soit. Il en est de même de la recherche scientifique où l’Afrique s’est toujours illustrée et par ses savants locaux et par ses « cerveaux en fuite » en Occident.
Le 3ème Millénaire qui va faire renouer l’Afrique avec son destin fabuleux sera aussi celui de nouvelles conquêtes scientifiques exceptionnelles.
A ce nouveau rendez-vous avec la science, l’Afrique sera présente et avec fierté.
Grace à des actions comme celle initiée par le Président OBIANG en faveur de la recherche pour les sciences de la vie.

M. M. DIA

SOUAIBOU CISSE, Ambassadeur de la Fondation ORIFAN-AID
SOUAIBOU CISSE, Ambassadeur de la Fondation ORIFAN-AID

Témoignages
SOUAIBOU CISSE, Ambassadeur de la Fondation ORIFAN-AID
Arrière-petit fils de l’Almamy Samory Touré


« Je connais le président OBIANG NGUEMA MBASOGO depuis 1984. J’ai travaillé avec lui en tant que conseiller spécial.
A cette époque, la Guinée Equatoriale n’était pas encore un « Etat pétrolier]b », la situation était difficile. Mais le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO est resté fidèle à ses idées panafricanistes et a toujours cherché à rassembler les peuples en cultivant la paix, la tolérance et le respect.
Il s’est toujours battu pour que le continent africain retrouve la place qui est la sienne dans le concert des nations.
C’est dans cette optique qu’il faut considérer le parrainage du « Prix International UNESCO-OBIANG NGUEMA MBASOGO pour la recherche en sciences de la vie». Ce Prix pose un acte pour la postérité ; si on peut dire, pour les futures générations d’Africains. Celles-ci apprécieront certainement cette contribution éminente qui honore tout notre continent. Nous refusons d’être d’éternels assistés et c’est pourquoi nous devons magnifier l’action généreuse du Président OBIANG NGUEMA MBASOGO.
Tous les Africains sont fiers de ce geste hautement symbolique qui doit être cité en exemple partout dans le monde car la science est l’une des choses essentielles que toute l’humanité a en partage ».


Karim DIAKHATE
Karim DIAKHATE


L’impossible dérobade
Par Karim DIAKHATE

«Ma conviction est que la science doit occuper une vraie place prioritaire. L’UNESCO doit devenir le leader et le mobilisateur des gouvernements, des institutions spécialisées et de la communauté scientifique dans le domaine de la science, de l’innovation et des nouvelles technologies, y compris des technologies vertes, sous le slogan « La science et la technologie au service de l’humanité»…
L’UNESCO doit accompagner les politiques nationales pour mieux intégrer la science, la recherche et l’enseignement scientifique.
Et pour donner plus de visibilité et promouvoir la science comme priorité, je proposerai la création d’un Comité scientifique consultatif composé d’éminentes personnalités comme des Prix Nobel et de lauréats de Prix UNESCO ».
Ces engagements sont contenus dans « Ma Vision pour l’UNESCO », la déclaration de foi de la candidate Irina Bokova, alors Ambassadeur, Délégué permanent de la Bulgarie
auprès de l’UNESCO au poste de Directeur Général de la prestigieuse institution située sur les bords de la Seine.
En instituant le Prix International UNESCO‐Obiang Nguema Mbasogo pour la Recherche en Sciences de la Vie, il y a deux ans, le Comité exécutif de l’UNESCO avait vivement salué cette implication du président équato-guinéen dans le développement de la science. Qu’est ce qui explique alors, aujourd’hui, cette rebuffade que n’explique pas seulement la levée de boucliers de quelques ONG et prétendues associations de défense des droits de l’homme ? D’ailleurs, la réponse apportée par la directrice générale de l’UNESCO peut prêter à équivoque, elle qui semble se décharger sur des tiers pour justifier le report de l’attribution du prix.
Elle affirmait sur les ondes de RFI : «J’ai exprimé ma préoccupation pour le prestige, pour l’image de l’Unesco, parce qu’il y avait beaucoup de critiques, d’appels de la part des intellectuels, des scientifiques, des journalistes, des gouvernements, des parlementaires, des ONG. J’ai exprimé non seulement mon inquiétude, mais aussi ma conviction que l’Unesco doit être à l’écoute, malgré le fait qu’on avait adopté déjà une décision il y a deux ans. Mais nous ne serons pas à la hauteur des pays membres si nous ne sommes pas capables d’écouter tout ce que ces partenaires, ces milieux importants pour nous, nous disent ».

De même, Mme Bokova, a laissé entendre que : « l’Unesco n’est pas gênée. C’est la soi-disant communauté internationale qui l'est. C’est cette communauté internationale qui nous plonge dans la gêne, parce que nous, nous avons pris la décision, nous n’avions pas regardé l’individu. Nous sommes contents de recevoir une contribution qui va nous aider à travailler. Nous ne jugeons pas. Le prix doit être remis. Le Conseil ne revient pas là-dessus. C’est ce que je soutiens.
»
D’ailleurs, dans une lettre adressée à Human Rights Watch, le 5 mai, la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova soulignait que toute décision revenait au Conseil exécutif de l'organisation, en soulignant également que la création du prix avait reçu "un fort soutien" des pays africains.
Finalement, pourquoi autant de bruits pour rien ? La prochaine session du Conseil exécutif prévue du 5 au 22 octobre prochain devrait être, sans doute, une formalité pour arrêter une date d’attribution du prix et permettre ainsi à l’UNESCO de sortir grandie d’une épreuve imposée par des flibustiers d’une guerre perdue d’avance.
Une annulation du prix serait une première pour cette organisation internationale et un coup fatal porté contre l’Afrique et les pays membres qui avaient, dans un consensus remarquable, applaudi l’initiative.

Edition Spéciale sur la Guinée Equatoriale
SCRUTIN DU 19 SEPTEMBRE 2010
Vivement une Guinée retrouvée, malgré les impairs…


La formule « Election présidentielle le 27 juin coûte que coûte ! » a fini par payer et par balayer toutes les réticences exprimées par les uns et les autres. Certains ont déploré, non sans raison, une sorte d’ « instrumentalisation » de l’opinion politique guinéenne, sur la nécessité absolue de tenir l’élection présidentielle à la date du 27 juin. D’où la confusion notée à l’entame de la campagne électorale menée tambours battants, bien avant l’heure, par les leaders politiques. Et ce n’est pas le montant de la caution, 400 millions de francs guinéens (9O.000 dollars US environ) qui allait en décourager certains sûrs de rallier les suffrages des futurs électeurs.

Le débat sur l’organisation d’un référendum pour amender la nouvelle Constitution avait fini d’installer le doute quant à la problématique de l’élection présidentielle. Il a fallu que le général Sékouba Konaté, président de la Transition, procède par décret pour confirmer la date du 27 juin, au lendemain de sa rencontre avec la CENI et les Forces vives. Dans un contexte où tous les acteurs, qu’ils soient politiques ou de la société civile, veulent préparer un meilleur avenir à la Guinée, il est légitime, voire impérieux de poser des actes forts allant dans le sens d’un scrutin transparent et sincère. Pour éviter le retour des vieux démons et installer le pays, de manière inéluctable, sur les rails d’une démocratie véritable.

C’est tout le sens de l’appel lancé par le capitaine Moussa Dadis Camara, président du CNDD, qui a réaffirmé depuis Ouaga, le 6 mai dernier (entretien avec la Dépêche Diplomatique Afrique), avant même le début de la campagne électorale du premier tour, son soutien au processus de démocratisation en cours et la nécessité pour les leaders politiques, en particulier, et les populations guinéennes en général, de préserver la paix et la concorde nationale.

Néanmoins, les engagements pris par les représentants de la communauté internationale ont longtemps tardé à se matérialiser, concrètement, sur le terrain. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à douter que les conditions soient remplies pour que l’élection présidentielle envisagée dans quelques jours soit crédible. Entre autres preuves, l’enrôlement de la population pour un fichier électoral fiable a longtemps constitué un problème, comme du reste le recensement des guinéens de l’étranger.

Certes, une élection précipitée ou organisée au forceps peut avoir des conséquences imprévisibles pour la paix sociale en Guinée, même si les réalités diffèrent d’un pays à un autre. La trajectoire historique de ce pays n’est pas la même que celle des autres pays de la sous région et le contexte actuel de la Guinée n’est pas celui de la Guinée-Bissau, du Niger, encore moins de la Mauritanie ou de la Côte d’Ivoire.

A la place, les guinéens ont adopté un raccourci « imposé » par les dispositions mêmes des Accords de Ouaga du 15 janvier 2010, en particulier l’organisation du scrutin présidentiel dans un délai de six mois. Il est vrai que ceux qui ont poussé à la tenue d’une élection présidentielle dans les conditions que l’on sait auraient pu financer, de l’avis de nombre d’observateurs de l’évolution de la situation en Guinée, l’organisation d’un référendum avant la présidentielle. Une allusion claire à l’Union européenne et à la France en particulier. Une façon de prévenir toute fragilisation du pouvoir qui serait issu des urnes après le décompte des suffrages obtenus par les candidats en compétition ?
Maintenant que les dés sont jetés et que deux des 24 candidats, en l’occurrence Cellou Dalein DIALLO de l’UDFG (43,69%) et Alpha CONDE du RPG (18,25%) se retrouveront pour le second tour prévu le 19 septembre prochain, l’heure est aux alliances et aux stratégies de conquête d’un électorat encore partagé dans de nombreuses localités.
De nombreuses incertitudes planent encore sur les conditions d’organisation d’une élection « à risques », avec le débat autour des insuffisances décelées lors du premier tour, le rôle dévolu à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et au ministère de l'Administration du territoire et des affaires politiques (MATAP).

Autant d’équations à plusieurs inconnues qui peuvent entraver, sinon perturber, la marche irréversible de la Guinée vers des lendemains meilleurs. Certes, les actes forts posés par les principaux protagonistes sont autant de gages de retrouvailles sincères autour de l’essentiel et d’un dialogue franc et inclusif entre des hommes et des femmes condamnés à vivre ensemble.

Qu’ils soient du pouvoir militaire soucieux d’adopter de nouveaux comportements dans la gestion des affaires du pays en créant et en garantissant les conditions d’une transition apaisée, qu’il s’agisse des leaders politiques engagés dans le combat des idées et des programmes au service de la nation guinéenne, ou qu’ils soient des forces vives, de la société civile ou seulement simples citoyens, ces hommes et ces femmes ont la redoutable mission de tourner les pages sombres d’une histoire difficile pour en ouvrir d’autres plus radieuses et plus belles.

L’esprit de sacrifice et de dépassement doit prévaloir pour hisser la Guinée au rang qu’elle doit, valablement, occuper dans le concert des Nations. Ne jamais oublier certes, mais savoir pardonner, pour donner aux générations futures un héritage commun dont la préservation et l’enrichissement incombent à tous et à chacun.

Karim DIAKHATE

Mercredi 1 Septembre 2010






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