Au cours de cette rencontre, la directrice de la SFI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Yolande B. Duhem, a révélé que les investissements directs d’IFC ont atteint 2,4 milliards de dollars, au cours de l’exercice budgétaire 2010.
Les responsables de l’IFC estiment que les investissements directs en Afrique subsaharienne, au cours de l’année 2010, ont atteint un volume record. En témoigne le nombre de pays qui ont bénéficié de cet investissement mais aussi les 116 projets financés par cette institution membre du groupe de la Banque mondiale. « 31 pays ont bénéficié des 2,4 milliards de dollars d’investissement engagé directement par l’IFC au cours de l’exercice fiscal 2010 ; par comparaison, seulement 30 pays ont bénéficié de 1,8 milliards de dollars au cours de l’exercice précédent (2009, NDLR) », apprend- t-on dans le document fourni à la presse.
Le Sénégal a bénéficié de cet investissement par le biais de cinq projets réalisés dans divers domaines. « (---) Ce qui est important de signaler pour le Sénégal c’est qu’en premier lieu les cinq projets que nous avons financé sont des projets très innovants ; il y a l’électrification rurale, la microfinance, et trois autres projets concernent l’agroalimentaire et de l’appui aux PME tant qu’avec du financement à long terme que du financement avec le commerce », a affirmé Yolande B. Duhem, la Directrice du bureau de l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’IFC.
Par ailleurs, tout soulignant les performances réalisées par les pays africains pour améliorer l’environnement des affaires, Mme Duhem estime que le commerce transfrontalier et l’accès au financement « laissent à désirer dans beaucoup de pays africains ». De même, pour attirer davantage les investissements étrangers, ces pays doivent apporter des modifications juridiques afin de s’aligner sur le modèle rwandais où il est possible d’ouvrir son entreprise en trois jours.
L’IFC compte continuer dans cette dynamique. C’est ainsi que Mme Duhem a annoncé, en marge de cette conférence de presse, que les projets axés sur l’Education, la Santé et l’Energie seront prioritaires pour le prochain exercice budgétaire.
EL HADJI ALASSANE DIALLO