Les groupes armés MNLA et Ansar Dine se sont dits prêts vendredi à Alger à cesser les hostilités au Mali et à négocier avec les autorités, au lendemain du feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU à l’envoi d’une force internationale pour chasser les islamistes du nord du pays.
Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), essentiellement composés de Touareg maliens, et la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), se sont engagés sous l’égide de l’Algérie à "s’abstenir de toute action susceptible d’engendrer des situations de confrontation et toute forme d’hostilité dans les zones qui sont sous leur contrôle".
Le MNLA avait lancé en janvier l’offensive dans le nord du Mali, avant d’en être évincé peu après par les groupes islamistes armés Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Muajo) et Ansar Dine.
Les deux groupes, qui avaient entamé une amorce de dialogue avec Bamako début décembre à Ouagadougou, ont aussi convenu de "conjuguer et coordonner" leur action pour "toute démarche visant la recherche d’une situation pacifique et durable" avec les autorités de transition, tout en dénonçant un éventuel déploiement militaire étranger.
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