Le président centrafricain François Bozizé se préparait jeudi à aller aux négociations de paix à Libreville mais celles-ci pourraient être compliquées par le caractère extrêmement hétéroclite de la rébellion, qui a suspendu sa progression vers Bangui. Le Séléka a stoppé l’offensive qu’il avait lancée le 10 décembre dans l’attente des négociations, le gros de ses troupes étant toujours positionné à Sibut, à 160 km de Bangui. Le régime a commencé à fourbir ses arguments pour les pourparlers qui devraient s’ouvrir mardi prochain. Le ministre de l’Administration territoriale Josué Binoua a ainsi accusé la rébellion d’être majoritairement composée d’étrangers des guerres du Tchad, du Soudan et de Libye, et de prêcher un islam rigoriste. "La grande partie de la troupe (de la rébellion) est constituée très largement des Toro Boro, les rebelles soudanais du Darfour (...). Il y les résidus des forces du (rebelle tchadien) Mahamat Nouri qui a été expulsé de Khartoum. Plus d’autres combattants de morphologie libyenne", a déclaré M. Binoua.

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